Prison pour l’agresseur de Matthieu MOLAVI après un combat de plus de 3 ans mené par l’UNAF

Prison pour l’agresseur de Matthieu MOLAVI après un combat de plus de 3 ans mené par l’UNAF

C’est en septembre 2013 que Matthieu MOLAVI, qui s’était déplacé à Seyssins dans l’Isère pour arbitrer un match de Championnat Régional, avait malheureusement été victime d’une lâche agression. Dans un match rendu difficile par les visiteurs jusqu’à l’exclusion d’un éducateur et de deux joueurs, l’un d’eux avait tenu des propos insultants, des menaces, avant d’attraper par le col notre collègue de 22 ans et lui asséner un coup de poing au visage.

Etranglé pendant plusieurs secondes et sous le choc, Matthieu a eu le courage d’arrêter le match et a rapidement été pris en charge par les bénévoles de l’UNAF Rhône.

Réconforté, il s’est rendu à l’hôpital où le Médecin de garde constatait « une ecchymose avec perte de substance cutanée sur 5 millimètres de large et sur un trajet hémicirculaire sur les parties antérieures et latérales de la racine du cou » pour conclure à une ITT de 3 jours (Incapacité Totale de Travail). Bien entendu, il est ensuite allé déposer plainte dans la continuité pour « Menaces et coups sur une personne dépositaire d’une mission d’utilité publique ».

Souvenez-vous, la photographie des marques de strangulation avait très vite émue le web :

Strangulations M. MOLAVI

En parallèle de la procédure sportive qui avait conclu à la suspension de l’agresseur durant 10 ans, la plainte de Matthieu avait hélas été classée sans suite par le parquet de Grenoble le 06/10/14.

Depuis cette date, et soucieux de défendre les intérêts de Matthieu comme de l’ensemble du corps arbitral, les antennes juridiques de l’UNAF Rhône et Nationale décident de ne pas se résigner et ambitionnent de se lancer dans une procédure plus complexe (et certes plus couteuse en temps, en énergie et financièrement).

C’est alors un véritable bras de fer qu’engagent Guillaume LIONNET (délégué juridique UNAF 69) et notre avocate partenaire (Me. Sabah DEBBAH).

Il faudra près d’un an pour recevoir en novembre 2015, avec l’aide de l’avocat isérois (Me BALESTAS, partenaire de l’UNAF 38), l’entier dossier pénal permettant de prendre connaissance de l’intégralité des pièces versées au dossier. Les nombreux témoignages concordants nous poussent alors à faire citer l’agresseur par devant le Tribunal Correctionnel par la voie de citation directe.

Le projet de citation directe est alors établi au printemps 2016, une date pour l’audience de consignation est fixée par le tribunal au 15/09/16 et nous mandatons les huissiers pour faire signifier la convocation de l’ensemble des parties (agresseur et CPAM).

Au cours de cette première audience, le tribunal fixe le montant de la consignation… une sorte d’acompte que doit régler le requérant pour couvrir les frais de procédure si son recourt est jugé abusif… et c’est bien entendu l’UNAF qui a effectué cette avance permettant d’aboutir à l’examen du fond du dossier au cours d’une seconde audience.

La dite audience s’est déroulée hier après-midi devant le Tribunal Correctionnel de Grenoble. La ligne de défense employée par le Conseil de l’agresseur cherchant à minimiser les faits n’a pas manqué de déstabiliser et d’affecter Matthieu qui craignait le pire quant à la décision qui devait être rendue dans la soirée… Mais c’était sans compter sur l’engagement total pour notre cau
se et le professionnalisme de nos avocates partenaires
(Me DECRENISSE et DEBBAH du cabinet lyonnais JURIS LAW) !

matthieu-molaviA l’issue de l’audience, le tribunal a effectivement condamné l’agresseur à 3 mois d’emprisonnement avec sursis, reçu les constitutions de partie civile jusqu’à imposer au fautif le versement de 2 500€ au titre de dommages et intérêts et sur le fondement de l’article 475-1 du CPP (Code de Procédure Pénal pour couvrir notamment les frais d’avocats).

Si cette décision est bien-sûr susceptible d’appel et même s’il restera à l’UNAF de s’employer pour le recouvrement des sommes, et sans oublier qu’avant tout notre collègue avait été atteint dans sa chair, c’est indéniablement une nouvelle qui met du baume au cœur des bénévoles ayant œuvré avec leurs tripes et leurs convictions sur ce dossier, comme sur tous les autres d’ailleurs… que les arbitres encore sceptiques du bien-fondé d’une adhésion à l’UNAF soient prévenus… !

Que représente une adhésion de 33 ou 46€ face aux actions de soutien, d’accompagnement et face aux moyens de dépense mis en place ?

Vive l’UNAF !

GL

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